10 août 2011
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> Les images du sinistre
«On travaille sur toutes les hypothèses pour minimiser l'impact du séisme et retrouver rapidement une activité normale». À l'image de Stéphane Chappaz, président du département mer du groupe Intermarché, les 200 salariés de Capitaine Houat, l'usine de transformation des produits de la mer, qui est partie en fumée lundi, ont retroussé leurs manches, dès hier matin, pour réorganiser l'usine de production détruite.
La stupeur et la désolation des premières heures passées, il faut déblayer, réorganiser. 150 personnes chez capitaine Houat, sur les 200 salariés se sont retrouvées, hier matin, au chômage technique. À cela, il faut ajouter les 28 salariés de la Coopérative maritime et des docks de Keroman qui ravitaillent toute la flottille de pêche lorientaise en matériel.
Situés au-dessus des sous-sols de CapitaineHouat, les magasins ont pu être sauvés, mais toute activité y était, hier, impossible. Juste en dessous, la température est montée à 1.000º. La dalle du sol et les murs ont souffert et se sont fissurés. Il est probable que tout le bâtiment soit déclaré trop dangereux par les experts.
Lundi soir, les pompiers sont parvenus à maîtriser le feu vers 0h30. Ils ont dû, pour cela, faire intervenir la cellule spécialisée dans les feux de navires et les endroits confinés. Toute la nuit et toute la matinée, ils ont continué à arroser les ruines. Le dispositif a été levé, hier, à 15h. Du côté de la Coopérative maritime et des docks de Keroman, les locaux ont finalement été épargnés,
les murs fissurés laissent présager une évacuation des lieux. La décision sera prise aujourd'hui.
100 salariés à la criée 4
Comment faire repartir la production du plus gros transformateur lorientais des produits de la mer, qui emploie 200 personnes? La solution a été trouvée dès hier matin. Toute une partie de la criée du port de pêche gérée par la Compagnie d'exploitation du port (CEP), la criée 4, vient tout juste d'être rénovée.
Elle a été inaugurée début juillet. Les 2.000m² sous froid dirigé, accueilleront, dès que possible, les lignes de filetage détruites de l'entreprise. 100 salariés pourront y travailler. «Nous sommes déjà en train de rechercher du matériel en France et en Europe, précisait, hier, Bruno Glaharic, directeur général de Capitaine Houat. Nous attendons les réponses.L'outil de production est détruit mais les bureaux d'achat et de ventes sont intacts et sont sur le pont pour approvisionner les points de vente du groupe Intermarché».
Une réunion doit se tenir dans les jours qui viennent pour étudier diverses solutions de reclassement des salariés au chômage technique. «On travaille sur toutes les hypothèses pour minimiser l'impact du séisme, explique Bruno Glaharic. Certains salariés pourront être reclassés dans d'autres structures du groupe, ou même chez d'autres mareyeurs lorientais, chez lesquels nous pourrions sous-traiter.Nous avons eu des propositions en ce sens. Il y a une vraie solidarité de la filière mer à Lorient».

16 mai 2012 à 19h19 - 8 réaction(s)