21 janvier 2012
Il s'était sans doute préparé à une éventuelle charge du collectif contre les boues de clapage qui s'est pourtant contenté de qualifier son plan de traitement des sédiments pollués de «pas de tortue». Mais Norbert Métairie ne s'attendait sûrement pas aux critiques du maire de Lanester.
Le maire de Lanester étonnée
Dans un communiqué, la première vice-présidente de l'agglomération dénonce l'absence de concertation au sein de Cap l'Orient. «Je suis très étonnée de lire dans la presse que les boues de dragage seront traitées sur la rive gauche du Scorff à Lanester. Le dossier proposé par Cap l'Orient agglomération est actuellement étudié par le bureau municipal qui est en attente de précisions sur les procédés utilisés, l'emprise de l'implantation, les nuisances occasionnées ainsi que sur les flux en matière de transport. C'est au regard de ces éléments que les élus Lanestériens prendront leur décision, en concertation avec les conseils de quartiers concernés.» Prise de vitesse, Thérèse Thiéry, ne cache pas son agacement: «Le traitement à terre des boues de dragage représente un véritable enjeu de territoire tant d'un point de vue économique, touristique qu'environnemental. Le dossier déposé par Cap l'Orient agglomération dans le cadre l'appel à manifestation d'intérêt proposé par l'ADEME permettra-il de trouver une alternative responsable et pérenne au clapage ? Cela dépendra de la volonté de chacun de jouer la carte de la solidarité territoriale, en concertation avec les élus, les usagers des ports, les habitants et les professionnels de la mer».
Pas de querelle de clocher
Selon le maire de Lanester, le dossier aurait simplement été évoqué en bureau communautaire et n'aurait pas fait l'objet d'un vote. «N'oublions pas qu'il faudra l'accord des élus de Lanester pour valider cette implantation et celui du maire qui devra, le cas échéant, signer un permis de construire», rappelle-t-on à la mairie de Lanester où l'on ne veut pas donner l'impression de subir les choix de Lorient et de récupérer, sans mot dire, les boues du voisin. Du côté de Cap l'Orient on ne souhaite pas polémiquer et entretenir une querelle de clocher entre les deux villes. Néanmoins, on rappelle que la réflexion sur le traitement des boues est engagée depuis un an. «Le sujet avait été évoqué l'an passé lors des voeux du président de Cap l'Orient.» Mais l'agglomération veut éviter l'enlisement. Les volumes traités, après séchage, sur la base du Scorff, seraient restreints. Tout comme les rotations de camions. «La proximité d'une voie d'eau permet aussi d'envisager un autre mode de transport».
16 mai 2012 à 20h32

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16 mai 2012 à 18h53
16 mai 2012 à 18h12
16 mai 2012 à 17h51